Avant d’envisager un aménagement des combles, un certain nombre de points sont à vérifier. 

Une hauteur sous plafond suffisante.

Pour un confort optimal, la hauteur doit être de 2,10 m minimum et de 1,80 m sous les poutres ou les fermes de la charpente. On considère généralement que les combles sont aménageables si la pente de toit est supérieure à 30 %.

Un accès confortable.

Contrairement à certaines idées reçues, il est déconseillé d'implanter l'escalier au début du chantier : cela complique inutilement le transport des matériaux. Dans un premier temps, il vaut mieux se contenter d'ouvrir la trémie et d'utiliser une échelle robuste pour aller et venir. L'escalier sera installé à la fin des travaux, une fois le revêtement de sol posé, afin d'obtenir un ajustage parfait de la hauteur des marches. Enfin, pour circuler à l'aise, l'escalier doit être implanté dans l'axe du faîtage, là où vous disposez d'une hauteur suffisante. Si la place manque, optez pour un modèle compact, hélicoïdal ou semi-circulaire.

La Lucarne fenêtre.

Une couverture bien étanche et en bon état est nécessaire à l’installation d’une fenêtre de toit . Pour ce diagnostic, faites appel à un couvreur : lui seul saura vous dire si les tuiles ou les ardoises sont altérées par le gel, si les faîtières, rives de pignon, souches de cheminées et arêtiers sont bien étanches, si les lucarnes sont en bon état, etc.

Privilégiez les entreprises titulaires d'une qualification type Qualibat (01 47 04 26 01, www.qualibat.com )

Une charpente saine et résistante.

Avant d'isoler la charpente, assurez-vous que les bois (pannes, chevrons, voliges, etc.) sont en bon état. S'ils sont attaqués par les insectes xylophages ou les champignons, ils doivent être traités (traitement fongicide et insecticide) par badigeonnage, pulvérisation ou injection. Si l'infection est importante, faites appel à une entreprise ayant un agrément du CTBA (Centre technique du bois et de l'ameublement). La prestation est garantie dix ans.

Un cloisonnement allégé

Sous combles, les cloisons n'ont aucune vocation porteuse : elles doivent donc être légères pour ne pas surcharger inutilement le plancher. L'idéal est d'opter pour des solutions de type plaques de plâtre ou de gypse + cellulose vissées sur une ossature métallique, panneaux alvéolaires à parements en plaques de plâtre ou carreaux de béton cellulaire.

Lucarne porte

Il faut que les règles d'urbanisme l'autorisent. Le permis de construire devra alors préciser la nouvelle hauteur du faîtage, la surface hors-œuvre, la création d'ouvertures, etc. Dans le cas d'une maison ancienne, des entreprises de maçonnerie et de couverture peuvent rectifier les pentes et surélever les pignons. S'il s'agit d'une maison construite dans les années 1960 ou 1970 et avec des fermettes industrielles en bois (dites en W), l'intervention d'une entreprise spécialisée est nécessaire. Elle modifiera la charpente et transformera les combles perdus en combles aménageables.

 

Lucarne capucine

Fenêtre de toit de type Velux : l'ouverture la plus pratique de toutes. Fiable et simple à poser, c'est la solution la plus économique. C'est également celle qui apporte le plus de lumière, les fenêtres inclinées offrant 1/3 de luminosité de plus qu'une ouverture verticale, à surface éclairante égale. Il existe de nombreux formats (jusqu'à 134 x 140 cm chez Velux) et possibilités : verrières planes, cintrées, d'angle ou balcon, combinaison de plusieurs fenêtres, etc. Autre avantage : aujourd'hui, grâce à la motorisation, les fenêtres n'ont plus besoin d'être accessibles et peuvent donc être placées en hauteur afin de capter un maximum de lumière zénithale.

 

Lucarne rampante

Lucarne : la plus décorative. À la capucine, rampante, à chevalet ou chien-assis, la lucarne peut revêtir une multitude de formes et de matériaux. En maçonnerie (pierre, brique, etc.) ou en bois, elle signe le caractère régional d'une façade.

Fenêtre en pignon : la plus classique. Ouverture rectangulaire ou cintrée, pignon entièrement vitré : la fenêtre en pignon reste discrète, mais permet aussi d'apporter un "plus" architectural à un mur aveugle. Néanmoins, toute création d'une ouverture dans un mur porteur est délicate et doit par conséquent être confiée à un professionnel.

 

Calculer le taux d'éclairement

Il existe une règle simple pour définir la surface des ouvertures à créer : la surface vitrée doit correspondre à 1/6 de la surface de la pièce. Ainsi, pour un comble de 24 m2, on prévoit 4 m2 de surface vitrée à répartir en une ou plusieurs fenêtres.

Indissociables des fenêtres de toit, les stores et volets permettent de moduler la lumière et la chaleur à tout moment de la journée et de l'année, évitant ainsi la surchauffe. En toiture comme en pignon, ils se déclinent en version intérieure ou extérieure.

À l'extérieur. Les stores en toile résille laissent entrer la lumière (ils absorbent 80 % des rayons solaires) et protègent de la chaleur sans supprimer la vue vers l'extérieur. Les volets roulants (manuels ou électriques) protègent de la chaleur (à hauteur de 95 %), du bruit et des effractions. Ils existent en version solaire et ne nécessitent alors aucun branchement.

À l'intérieur. Les stores rideaux à enrouleur sont en toile polyester (traitée antitaches) qui tamise la lumière. Ils constituent la solution la plus classique. Les stores plissés "permanents" sont en tissu traité antipoussières et antitaches. Ils filtrent la lumière et peuvent être combinés avec une occultation totale. Les stores opaques en toile polyester sont revêtus, sur la face extérieure, d'un film métallisé réfléchissant qui assure une occultation totale dans la pièce. Ils sont proposés en version motorisée avec commande à distance. Les stores vénitiens sont orientables à 180°, ce qui permet de contrôler la lumière entrante. Certains sont proposés en version motorisée avec commande à distance

Habillage des combles avec du lambris

Brut de sciage, finition satinée, cirée ou blanchie, le lambris habille les rampants avec élégance et offre une belle alternative aux finitions peintes. La tendance actuelle est aux lames larges (13,5 cm) finition brossée et assemblées bord à bord.

Une pose simplifiée

Sur les surfaces pentues, le lambris est posé à l'horizontale sur une ossature légère en bois, composée de cales rectangulaires fixées sous les chevrons. Celles-ci servent de support pour la fixation des demi-liteaux (espacés de 40 à 60 cm) sur lesquels on fixe le lambris. Les lames peuvent être posées selon deux techniques : par clouage (clous sans tête disparaissant dans la rainure d'assemblage à l'aide d'un chasse-clou) ou par clipsage (clips fixés dans la rainure de la lame à l'aide de pointes ou d'agrafes).

 

Quel budget ?

Les gammes "déco" à l'aspect brossé, avec des jeux de couleurs ou de matières, sont proposées dans une fourchette de prix allant de 30 à 40 €/m2. Plus économiques, les lambris bruts à teinter sont généralement proposés à partir de 15 €/m2.

 

Pose d'un lambris

Le parquet trouve tout naturellement sa place sous combles, où il apporte chaleur et convivialité. En version contrecollée (pose flottante), il présente l'avantage de ne pas créer de surépaisseur et d'être moins sensible aux variations dimensionnelles qu'un parquet massif.

Un revêtement façon millefeuille. Un parquet contrecollé se compose de trois couches. Seul le parement (ou couche d'usure) est en bois noble : chêne, hêtre, châtaignier. La couche intermédiaire (âme centrale) est en contreplaqué, en résineux massif (parfois en bouleau) ou en panneau de particules. Le contre-parement assure la stabilité de la lame.

 

Pose d'un parquet

Une pose qui améliore l'acoustique. Dans les niveaux supérieurs et particulièrement sous combles, les poses flottante ou semi-collée sont souvent les plus adaptées. La pose flottante (schéma 1) permet une mise en œuvre rapide sur supports existants (avec application d'une sous-couche pour supprimer les éventuelles irrégularités du sol). On assemble les lames entre elles, soit en collant les rainures et en emboîtant les languettes, soit par système d'encliquetage sans colle. La pose semi-collée s'effectue sur une sous-couche acoustique comportant des évidements dans lesquels est appliqué le mastic-colle.

 

Quel budget ?

Les prix varient avant tout selon l'essence de bois et l'épaisseur de la couche d'usure. Les plus "tendance" (lames larges, chêne brossé et cérusé, etc.) peuvent atteindre 140 €/m2. Les milieux de gamme, avec une couche d'usure de 4 mm d'épaisseur, sont généralement proposés à partir de 35 €/m2

 

 

Film : http://www.youtube.com/watch?v=XFwDL5j1woM